Éducation inclusive : dix parents renforcent leurs capacités à accompagner leurs enfants sourds ou malentendants
Dix parents, deux travailleurs sociaux et une ambition : mieux accompagner les enfants sourds ou malentendants dès leur plus jeune âge. Prévu sur trois jours à compter du 14 octobre 2026 au siège du Réseau ivoirien pour la promotion de l’Éducation pour tous (RIP-EPT), l’atelier « Un bon départ pour les enfants sourds ou malentendants » place la communication familiale au cœur de l’éducation inclusive.
L’inclusion se construit aussi à la maison. C’est le message porté le mercredi 14 octobre 2026, par Any Bertin, vice-président du conseil d’administration du RIP-EPT, dans son discours d’ouverture de cet atelier destiné aux parents d’élèves sourds ou malentendants.
“Si les politiques éducatives constituent un levier important, leur réussite dépend également de l’accompagnement quotidien des enfants, dans leur famille, à l’école et au sein de la communauté”, a-t-il souligné.
La session réunit dix parents et mobilise deux travailleurs sociaux, chargés de transmettre les connaissances acquises lors de formations précédentes. L’objectif est de donner aux familles des moyens de mieux comprendre les besoins de leurs enfants et de développer une communication adaptée à leurs particularités.
Mieux communiquer, sans imposer une méthode unique
Au centre de la démarche : la communication, envisagée comme un moyen de renforcer la confiance, l’autonomie et la participation de l’enfant. L’approche défendue par le RIP-EPT privilégie l’attention portée à chaque situation plutôt que l’application d’une solution uniforme. « Il ne s’agit pas de rechercher une méthode unique, mais d’apprendre à mieux connaître chaque enfant et à favoriser les échanges avec lui », insiste Any Bertin dans son allocution.
Pour traduire cette ambition en apprentissages concrets, le programme prévoit des discussions, des exercices pratiques, des jeux de rôle et des partages d’expériences. Les parents sont ainsi invités à prendre une part active à la formation, en s’appuyant sur leurs questions et sur les réalités vécues au quotidien avec leurs enfants.
Des familles appelées à faire reculer les préjugés
La portée attendue de l’atelier dépasse les seuls participants. Le RIP-EPT souhaite que les compétences acquises puissent être partagées avec d’autres familles, afin de contribuer à faire reculer les préjugés et la stigmatisation liés à la surdité. Le réseau entend également favoriser la constitution d’une communauté d’apprentissage associant parents, travailleurs sociaux et acteurs de l’école, capable de poursuivre les échanges au-delà de ces trois journées.
Dans son discours, le vice-président a salué le partenariat de la Fondation internationale Stichting Kentalis et l’engagement du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation en faveur de l’éducation inclusive. Il a également remercié les personnes-ressources et les acteurs mobilisés pour l’organisation de la session.
GMK